sam. 21 février 2026
Avant FC Nantes – HAC : toujours la rage au ventre !
Les Hacmen se déplacent ce dimanche à Nantes (17 h 15), relégable. L’esprit guerrier les habitant devra à nouveau être au summum !
Parfois, et contrairement à ce qu’exige souvent notre époque, on n’a pas besoin de juger… Parfois, il faut juste se laisser porter par le tableau, par la musique… ou par le match. Et éprouver. C’est drôle, les émotions ! C’est ce qu’il y a de plus intime, au point de ne pas toujours savoir les exprimer, mais c’est aussi, de temps en temps, ce que l’on partage le mieux. Et, la semaine dernière, face à Toulouse, nous avons ressenti, à l’unisson, de la fierté, de la béatitude, voire de l’ivresse, et nous sommes retrouvés en haut d’une espèce de nirvana mêlé d’empyrée, sans trop bien savoir, finalement, si nos oreilles étaient assez éloignées de notre bouche pour la largesse du sourire que nous affichions au coup de sifflet final !
Sera-ce encore le cas ce dimanche ? Notre mémoire bien garnie allume un certain voyant, désigne un souvenir bien précis au moment d’entamer le voyage vers la Beaujoire. Un souvenir pas bien vieux, puisqu’il est daté du 24 novembre 2024 : une victoire 2 à 0 sur la pelouse nantaise. Cependant, nous sommes particulièrement bien placés pour le savoir : un match (et encore moins une saison) ne fait pas l’autre. Et ce n’est pas parce que les Nantais ne sont guère nantis en points pour le moment que notre tâche sera simple… bien au contraire !
Face à nous ? Une équipe donc en difficulté. Relégable. A douze longueurs derrière le HAC. Oui, douze… Une équipe qui sera de plus privée de son atout offensif majeur, Matthis Abline (4 buts, une passe décisive). Suspendu, l’ancien Hacman, joueur le plus utilisé par le FC Nantes cette saison, ne croisera pas notre route : Ahmed Kantari, coach principal depuis décembre 2025 en remplacement de Luis Castro, limogé, comptera sur Fabien Centonze, Youssef El Arabi ou encore Mostafa Mohamed (tous 3 buts inscrits) pour tenter d’enrayer la série de cinq défaites consécutives en championnat. Et là, on vous voit sourire…
Certes, le HAC est bien plus serein que ces Canaris. Certes, le HAC vient d’enchaîner deux superbes succès, face à Strasbourg et Toulouse. Toutefois, là est le piège. La nasse. Le trébuchet. Bref, croire que la grande faucheuse a déjà volé dans les plumes de notre adversaire serait une erreur monumentale. Les Nantais savent que chaque rencontre est une nouvelle chance de s’en sortir et de se rapprocher, a minima, des barrages, dont ils ne sont éloignés que de trois points. Alors, la théorie du « il n’y a qu’à se présenter pour l’emporter », excusez-nous de ne la recevoir qu’avec un esprit fort sceptique ! Pourquoi ? Parce que même si le ciel de Nantes rend ses supporters chagrins, on nous a trop regardés avec condescendance la saison passée pour ne pas savoir ce que cela peut provoquer…
Cette équipe de Nantes a un pouvoir offensif, des situations qu'elle se crée. Il nous faudra être très forts, être prêts à beaucoup courir, faire beaucoup d’efforts.Mon groupe reste très constant dans son travail et sa mentalité, c’est ce qui me donne une certaine garantie.
Le HAC sera donc méfiant à son arrivée à la Beaujoire. Méfiant mais sûr de sa force et de ses possibilités. Privé d’Arouna Sangante (suspendu deux matches suite au carton rouge reçu dimanche dernier), toujours d’Ayumu Seko (côte fracturée à Lens), alors qu’Enzo Koffi (cuisse) et Stephan Zagadou (ischios) sont incertains et que Mory Diaw devrait être en mesure de tenir sa place, Didier Digard aura soin (si besoin !) d’alerter ses joueurs sur les conséquences d’un éventuel relâchement. Il faudra à nouveau entrer sur le terrain le couteau entre les dents et la bave aux lèvres ! Car, en Ligue 1, la moindre erreur se paie cash. En Ligue 1, ne pas être à 100 % dans chaque duel est impardonnable. En Ligue 1, moins on a de moyens, plus il faut en faire. En Ligue 1… c’est effroyablement dur. Oui. Mais qu’est-ce qu’on aime ça !
O.D.
Photos : Emmanuel Lelaidier