jeu. 29 octobre 2026

Avant HAC – PSG : que la lumière soit

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Les Hacmen reçoivent ce vendredi (coup d’envoi à 19 h) le Paris Saint-Germain. Un duel attendu, qui semble évidemment très déséquilibré. Mais après tout, qu’avons-nous à perdre ?
Evidemment, en recevant le Paris Saint-Germain, champion de France et double champion d’Europe en titre, le HAC va voir tous les projecteurs braqués sur lui. Enfin, sur lui… à côté de lui ! Parce que s’il y aura engouement médiatique au Stade CMA CGM Océane, on le sait, et on le comprend, ce sera davantage pour juger la prestation parisienne que les évolutions havraises… D’autant que le classement ne plaide pour le moment pas vraiment en notre faveur.
 
Oui, le HAC ferme la marche de cette Ligue 1. Et est capable du pire comme du meilleur, ainsi qu’on l’a vu, condensé sur le seul match face à l’OM dimanche après-midi : 4-0 en 55 minutes, 4-3 au coup de sifflet final, et deux potentiels penalties que certains arbitres auraient accordés (à chacun son appréciation et son libre… arbitre). Cependant, avec deux points au compteur en huit journées, il est clair que, finalement, la balance havraise est déficitaire. Et pour combler la dette dès ce vendredi, il y a un peu de travail…
Un travail herculéen, pourrait-on dire. Parce que ce PSG, c’est l’hydre de Lerne… le sanglier d’Erymanthe... le lion de Némée ! Bref, le HAC reçoit un monstre, sympathique au demeurant, mais capable de vous poignarder au vu de tous, et avec le sourire. D’un coup de casque de Marquinhos… d’un enroulé de Dembélé… d’un ballon vicieux de Kvaratskhelia… Enfin… non, pas eux. Parce que ces meurtriers en puissance ne fouleront pas la pelouse havraise ce vendredi, étant blessés. Ouf, nous direz-vous ? Oui… mais, en cette veille d’Halloween, les épouvantables créatures sont partout… et peuvent prendre la forme de Zabarnyi, Zaïre-Emery, Godts, Ferran Torres… sans oublier l’effroyable Désiré Doué, à l’aptonyme sonnant terriblement juste. Pendant qu’Ousmane Dembélé représentait ses couleurs à Londres lundi soir à la cérémonie du Ballon d’Or et voyait le PSG être élu « club de l’année » tout en plaçant dix joueurs dans le classement de la cérémonie, ses coéquipiers disposaient de l’OL 2-0 et s’emparaient de la place de leader de Ligue 1 McDonald’s. Voilà le scénario effrayant, à la John Carpenter, qui va apparaître sur l’écran noir de nos nuits blanches : des footballeurs à la classe flamboyante et au talent étincelant, membres d’un collectif éblouissant. De quoi aveugler n’importe quelle équipe…
Nous devons être nous-mêmes, représenter Le Havre, le club, la ville, montrer les valeurs qui ont permis à notre club de se maintenir trois ans de suite, avec beaucoup de combativité, d’abnégation, de solidarité. Et croire en nous. C’est la base de toute réussite.
— Didier Digard, en conférence de presse
Il faudra pourtant garder les yeux bien ouverts pour contenir les assauts parisiens et essayer de tirer notre épingle de ce jeu que mène le PSG, dans un Stade CMA CGM Océane que l’on espère garni à forte majorité de supporters Ciel&Marine, de ceux au sang bleu, au sens propre comme au figuré. Parce qu’il est noble de supporter le HAC, le club de sa ville, un club de valeur(s), un club qui s’est toujours relevé, avec ses moyens, tout comme la cité qu’il représente ! Et qui se relèvera encore des épreuves qu’il doit essuyer en ce début de saison. Ce vendredi, même toujours privés de Timothée Pembele, d’Elias Jelert, les hommes de Didier Digard feront face. Avec les bézots de la Cavée, avec ce groupe qui s’apprivoise encore, malgré les doutes qui, forcément, s’installent, ces débuts de matches souvent mal négociés, symptomatiques d’une certaine pression qui peut inhiber certains. Alors le public aura son rôle à jouer pour porter les Hacmen, pour montrer la confiance qu’il a toujours en eux. Et comme au bout d’un long tunnel, c’est de la nuit que surgira la lumière.
 
O.D.

Photos : Emmanuel Lelaidier / Mégane Fréchon