sam. 24 octobre 2026

Avant Olympique de Marseille – HAC : pour le regain !

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Pour la 8e journée de Ligue 1 McDonald’s, le HAC se déplace sur la pelouse de l’OM. Un endroit qui ne nous réussit guère, mais il va falloir que ça change.
« Le passé, il n’y a pas besoin de le remuer, il bouge bien assez tout seul. » Cette phrase signée Marcel Pagnol, on peut l’écouter prononcée par Marius (alias le superbe Pierre Fresnay) dans le film Fanny. Avec l’accent marseillais. Et il colle parfaitement à notre peau Ciel&Marine, encore plus à l’aube de débarquer au CEPAC Vélodrome pour y affronter l’OM.
 
Comment l’entendre, cette phrase ? Au moyen de ses oreilles, certes, mais de plusieurs manières… D’abord, en se remémorant les sept épisodes précédents de cette Ligue 1 McDonald’s ayant mené notre HAC à une très inconfortable 18e place. Les erreurs, les occasions manquées, tout ce qui nous a obligés à ne compter à ce jour que deux petits points. Néanmoins, on peut également songer à nos trois précédentes visites à Marseille, ces lourdes défaites concédées (3-0, 5-1, 6-2), même si la saison passée nous reste toujours en travers de la gorge, avec l’expulsion de Lloris doublée d’un penalty, alors que le HAC menait 1 à 0. Bref, le stade olympien, quel que soit son nom, constitue une terre plutôt hostile. Et on pourrait penser qu’il existe meilleur endroit pour se relancer et décrocher un premier succès…
Oui, on peut le penser. La logique, la dynamique poussent à ce constat. Heureusement, le football n’est pas un sport rationnel, le HAC ayant lui-même déjoué bien des pronostics, notamment en termes de classement final. Bien sûr, les Marseillais de Bruno Genesio, mal en point(s) avant la trêve, viennent d’enchaîner deux victoires loin de leurs bases (à Troyes, 2-0, à Angers, 5-2), qui leur permettent de se replacer à la 9e place (9 points). On se rappellera néanmoins qu’ils n’ont plus gagné à domicile, toutes compétitions confondues, depuis la première journée de championnat (4-0 contre Strasbourg). Mais devant leurs supporters, et même si le virage Nord sera fermé, sanctionné par la LFP, les Olympiens voudront éviter un nouveau faux pas. Emmenés par Amine Gouiri (5 buts), Amine Harit (2 buts), et par quelqu’un que l’on connaît très bien et qui s’affirme de plus en plus au sein du collectif marseillais, c’est-à-dire Himad Abdelli (2 buts), les Phocéens, défaits jeudi par le SK Sturm Graz, où ils n’ont pu éviter la tempête (blague de germanophile…), possèdent un talent indéniable malgré des résultats en dents de scie. Il faudra donc que les Hacmen se présentent avec l’âme bien aiguisée…
C’est un groupe qui n’a pas d’autre choix que de regarder la réalité en face. Dans notre situation, il faut toujours ajouter des ingrédients. Je ne pense pas qu’on puisse choisir. Très souvent, les ingrédients d’une victoire sont le réalisme, garder la confiance, augmenter encore le niveau technique, être présents dans les impacts, les courses, les transitions, et être irréprochables défensivement.
— Didier Digard, en conférence de presse
Car c’est ce qui leur fut reproché après la cinglante défaite face à Auxerre. Jusque-là probants dans le jeu même lors des défaites, les Ciel&Marine ont subi la loi des Bourguignons sans sembler convoquer justement ce supplément d’âme, celle chevillée au corps. Didier Digard attend que les leaders en puissance se révèlent dès dimanche, les cadres de vie, les guides. Oui, les gaillards d’avant ne sont plus là mais l’équipage actuel (qui, rappelons-le, ne triche pas !) a les moyens de se hisser sur le pont, même s’il doit pour cela forcer sa nature première et devenir un peu plus belliqueux. En son sein, il retrouvera Ayumu Seko, adepte du Tokon (les fans de jeux vidéo et de Marvel comprendront !), qui a purgé son match de suspension. Un retour fort bienvenu pour aller affronter des Marseillais aux abois et qui regardent la venue du HAC comme une aubaine. Comme la regarde la doxa footballistique… Alors, pour déjouer les pronostics et viser une première victoire, autant se fier à nouveau à Pagnol, qui déclarait : « Tout le monde savait que c'était impossible. Un ignare ne le savait pas : il l’a fait. »
 
O.D.
Photos : Emmanuel Lelaidier / Mégane Fréchon