ven. 21 août 2026

L’Esadhar et le HAC en haut de l’affiche !

Partager :
Le HAC s’est toujours montré prompt à mettre en avant les artistes havrais. Cette saison, il signe un partenariat avec l’Esadhar concernant les affiches des matches.
Le sport et l’art ont toujours eu partie liée, chacun mettant en avant les émotions, tout comme la dualité entre celui qui fait et celui qui regarde. Pourtant, certains esprits chagrins ont tendance à vouloir tracer des frontières entre les disciplines... Heureusement, le HAC n’est pas de ceux-là et ouvre ses portes à l’Esadhar, qui, elle, trace des dessins et des destins, dont ceux des élèves qu’elle accueille.
 
L’Esadhar ? L’Ecole supérieure d’art et design Le Havre-Rouen, jadis nommée « Beaux Arts ». « La section de Rouen est plus spécialisée dans le pictural, précise Gilles Acezat, professeur de design graphique, celle du Havre dans le design, l’art et la littérature. » Le développement de la filière design, formation professionnalisante, passait par plus de visibilité : la proposition de partenariat avec le HAC tombait donc à point nommé.
 
Ouvert à l’ensemble des étudiants à partir de la troisième année, ce partenariat offre la possibilité aux élèves qui le souhaitent de réaliser l’affiche de l’un des 17 matches du HAC à domicile. Ainsi, Maria Barseghyan fut la première mise à contribution, motivée par le fait de « pouvoir travailler sur une vraie commande et de voir une création réalisée dans un contexte professionnel. Elle nous en explique la genèse : « J’ai développé une piste autour de l’idée du Choc des Titans. L’idée était de représenter les deux joueurs comme deux personnages imposants face à face, afin de traduire visuellement la confrontation. Pour construire l’environnement autour d’eux, je me suis ensuite intéressée aux éléments qui pouvaient représenter les deux villes, notamment la mer, les vagues, tout en gardant le stade et les deux joueurs comme éléments principaux de la composition. J’ai donc beaucoup travaillé par étapes, en testant différentes compositions, typographies et éléments graphiques avant d’arriver à la version finale. » Son œuvre est visible dans les vitrines des commerçants havrais.
 
Après avoir donné, il y a deux ans, la possibilité à des artistes confirmés (Hector de la Vallée, qui a d’ailleurs déjà exposé à l’Esadhar, Binokl, Mascarade, Marius Guiet, Cosmo) de s’exprimer, le HAC confie donc la responsabilité d’une partie de sa communication aux jeunes pousses ! Une façon de tendre la main et d’aider ces étudiants à démarrer, à se faire connaître. « Les différents champs m’ont toujours tenu à cœur, confirme Gilles Acezat, et il y a de vraies relations entre le graphisme et le sport. » Offrant aux artistes une autre audience, permettant au HAC d’être perçu d’un autre œil, ce lien gagnant-gagnant suscite de la curiosité, et, surtout, croise des univers suscitant, tous deux, la passion.