jeu. 10 septembre 2026

Rayan Fofana : « Le Havre ? Je pense que c’est l’endroit parfait ! »

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Devant le souhait du RC Lens de le prêter, l’attaquant Rayan Fofana, 20 ans, a choisi le HAC. Pour sa première apparition la semaine passée face à Brest, il a même inscrit son premier but en Ciel&Marine.
Rayan, si je te dis que ta carrière est très liée au HAC, tu sais évidemment pourquoi je dis ça !
Mon premier but en pros, c'était ici ! L'année dernière, il y a un an, presque pile (NDLR : le HAC s’était incliné face au RC Lens 2 à 1). Et ma première entrée en pros, c’était à Bollaert, face au HAC aussi (NDLR : victoire du HAC 4 à 3 le 1er mars 2025).
 
Donc, c'était quasiment écrit qu'un jour, tu jouerais ici !
Oui, je pense. Et j’ai choisi d’être prêté au HAC. Quand j’ai discuté avec Demba Ba et le coach, j’ai apprécié, j’ai approuvé leur idée de jeu. Donc, j’ai décidé de les rejoindre, en espérant pouvoir aider l’équipe, que ça se passe bien.
 
Ça ne commence pas mal pour toi en tout cas.
Ça va… J’étais content d’avoir marqué mais, comme on perdait, j’ai vite switché. On a essayé de revenir au score, malheureusement, ça ne s’est pas concrétisé, mais on travaille très dur pour espérer gagner.
 
On t’a vu haranguer le public, tu as osé, tenté un retourné…
C'est mon jeu, j'aime bien prendre des risques. Je suis un offensif, je suis un attaquant ! Quand on arrive aux trente derniers mètres, en général, on est libre de faire ce qu'on veut. C’est comme ça que je me décrirais, j'ai toujours joué comme ça ! Ma qualité première, c'est ça, prendre des risques.
 
Que savais-tu du HAC avant de venir ici ?
Je savais que c'était un club familial, comme à Lens, ça a joué aussi dans ma décision. Je savais qu'il y avait un bon public… comme à Lens, aussi ! Ce sont tous ces petits paramètres que je savais, déjà. Après, je connaissais déjà quelques jeunes ici, comme Ismaïl Bouneb. Il m'a parlé en bien du club, de l'intérieur, et j'ai décidé de venir. Je n’en ai pas parlé avec Mathieu Gorgelin et Régis Gurtner, j’avais déjà fait mon choix, mais si je leur avais demandé des petits tuyaux, je pense qu’ils m’auraient parlé en bien du Havre !
 
Il est vrai que Didier Digard n’hésite jamais à lancer des jeunes !
C'est ça, il y a beaucoup de jeunes dans le groupe avec beaucoup de qualités. Je pense que c'est l'endroit parfait !
Raconte-nous ton parcours de joueur !
Je débute à l’Espérance à Paris, dans le XIXe. Je suis resté quatre ans là-bas, de U10 à U14, j’ai signé à Lens, et j’ai fini ma préformation en Île-de-France, à Drancy, avant de rejoindre le centre de formation de Lens en 2021.
 
Donc, tu as commencé le foot à 9 ans. C’est tard, par rapport à d’autres !
Je jouais déjà au foot, mais juste pas en club. Je jouais dans le quartier avec mes potes, avec mes grands frères, avec les amis de mes grands frères. C'est venu naturellement, on m’a inscrit, et après, ça a bien pris !
 
Tu as toujours joué attaquant ?
Non. En soi, oui, mais quand j'ai commencé, j'étais plus n° 10, j’ai grandi assez vite, mais assez tard aussi, et après, je jouais plus sur les côtés. C'est quand je suis arrivé à Lens, en U16, que j'ai commencé à jouer devant.
 
Tu avais des idoles ou des modèles quand tu étais petit ?
Cristiano Ronaldo, Mbappé… Ce sont des gens que j'ai aimé regarder et que j'aime regarder encore actuellement.
 
Tu étais quel genre d'enfant quand tu étais petit ?
Turbulent... mais calme ! (rires) Chez moi, j’étais calme, mais à l’école, j’étais turbulent ! Ça dépendait de qui j’avais en face de moi. Quand j'étais avec mes potes, j'étais un peu dissipé. Tout le monde a vécu ce genre de choses ! Mais à la maison, il y avait un bon cadre, je savais rester calme.
 
Tu as toujours voulu être footballeur ?
Oui. À l'école, je n'étais pas bête, j'étais très intelligent, même ! Mais je n’avais pas envie… Je mettais toute mon énergie dans le football !
 
C'était dur de quitter la famille pour aller au centre de formation à Lens ?
Non. En général, j'entends beaucoup de gens dire qu'ils avaient un peu de mal à quitter la maison. Mais moi, je n'ai pas ressenti ce manque. En plus, Lens, Paris, c’est à côté ! Je savais pourquoi j'allais là-bas, j'avais mes objectifs. J’allais jouer au foot, faire ce que j’aime.
On va tout donner pour vous rendre fiers et j’espère qu’on repartira avec la victoire devant vous pour qu’on puisse célébrer tous ensemble !
Quels sont ta qualité première et ton pire défaut en dehors du terrain ?
Je rigole beaucoup. Beaucoup, beaucoup ! Même quand il ne faut pas, vraiment ! Et en qualité, je suis quelqu'un de solaire, j'aime beaucoup rigoler, j'aime bien chambrer, taquiner les gens… J'ai toujours été comme ça, j’espère qu’on m’apprécie comme je suis.
 
Que fais-tu en dehors du foot ?
Je suis très, très casanier. Ça ne me dérange pas de rester chez moi, tranquille, au calme. Je regarde la télé, je joue aux jeux vidéo, je regarde des films, des séries… Je ne me prends pas trop la tête, je suis quelqu'un de plutôt calme, simple. En jeux vidéo, je ne joue qu’à des jeux de basket, je ne joue pas du tout à FIFA, pas du tout à des jeux de combat. Le basket m’intéresse, j’en regarde beaucoup.
 
Et le foot, tu le regardes à la télé aussi ?
Oui, je le regarde, en général, mais surtout quand des amis jouent, ou quand il y a de gros matchs, en l’occurrence, cette semaine, il y a la Ligue des Champions.
 
Tu as 20 ans. Où te vois-tu dans 10 ans ?
Si Dieu le veut, j'espère être dans les plus grands clubs, en tout cas, c'est mon objectif. Être dans les plus grands clubs, avoir remporté des trophées, individuels, collectifs…Et être en bonne santé ! C'est le plus important !
 
Comment abordes-tu le match de samedi face à Angers ?
Déjà, on sait qu'on doit prendre nos premiers « trois points », on sait que c'est notre objectif parce qu'on n'a toujours pas gagné cette année. Franchement, on le prépare bien. C'est encore à la maison, et même si, le week-end dernier, on a perdu, on a montré un beau visage, je pense. On a perdu sur des faits de jeu, c’est le football. On sait ce qu'on a à faire.
 
As-tu un petit message aux supporters ?
Soyez nombreux ce week-end ! On va tout donner pour vous rendre fiers et j’espère qu’on repartira avec la victoire devant vous pour qu’on puisse célébrer tous ensemble !
 
Propos recueillis par Olivia Detivelle
Photos : Alicia Macé / Emmanuel Lelaidier