sam. 28 février 2026

HAC - PSG : 0-1. La vie devant soi

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Certes, le HAC a dû s’incliner face au PSG. Mais l’état d’esprit affiché montre qu’il possède plus que jamais son avenir entre ses mains…
Pourtant, il faisait presque beau, le ciel était presque dégagé, la lune presque pleine. Et le HAC a presque pris la mesure du PSG. Il aura manqué… Bah quoi, en fait ? Quelques minutes, peut-être ? Oh oui. Mais aussi un peu plus de justesse, et une première période au niveau de la seconde. Des choses qui font la différence entre des joueurs tenants du titre de la Ligue des Champions, leaders de Ligue 1, et nous. Le même constat que face à Lens il y a près d’un mois. Frustrant, si l’on se place du côté de l’ambition. Encourageant, si l’on considère notre statut, toutefois beaucoup plus solide que beaucoup ne l’imaginent : ils nous voient faits de plâtre, nous sommes de marbre face aux difficultés.
 
A l’image d’un Ayumu Seko « katanaesque » ! Le fameux konjo japonais (esprit combatif) pour un joueur éloigné des terrains pendant un mois à cause d’une côte fracturée à Lens (ce qui ne l’avait pas empêché de terminer la partie). Au four et au moulin, notre samouraÏ - aussi implacable et impavide qu’Alain Delon dans le film du même nom -, puisqu’il occupa un rôle hybride : défenseur central lorsque le PSG avait le ballon, un cran plus haut en phase offensive havraise. Un moment à retenir ? Son incroyable intervention sur Barcola dans la surface (13e) qui lui valut une ovation de la part d’un public vénérant ce genre de gestes…
Certes, les chiffres murmurent agréablement à l’oreille des suiveurs et fans parisiens. Avec 68 % de possession, 22 tirs à 10, le PSG fut dominateur… heureusement, serait-on tenté de dire, au regard des différences entre les deux clubs ! Mais les chiffres ne disent pas tout. Rien notamment de l’ambiance assourdissante régnant au Stade Océane du début à la fin du match. Rien non plus du frisson parcourant les travées lors des interventions de Safonov devant Ndiaye (finalement signalé hors-jeu, 11e) puis Soumaré, sur un centre d’Ebonog (18e). Cependant, ils reflétèrent tout d’abord le sauvetage sur la ligne de Zouaoui sur une tête de Kvaratskhelia (2e), l’horizontale de Diaw sur une frappe de Lee (24e), la tête de Zaïre-Emery rasant la barre (30e)… et enfin le but de Barcola : un centre de Lee et le meilleur buteur parisien, entre Zagadou et Pembele, trouvait la faille (0-1, 37e).
 
Y avait-il penalty sur Sofiane Boufal (40e) ? En tout cas, M. Bollengier ne broncha pas, et, sur le contre, Dro Fernandez doublait la mise pour le PSG… Un but checké à la vidéo et finalement refusé pour un hors-jeu de Hakimi. Le ouf de soulagement résonnait encore quand l’arbitre siffla la fin d’une première mi-temps où nos Ciel&Marine semblaient à la fois si près et si loin, pleins d’envie mais empruntés dans le dernier tiers du terrain. Il faut dire aussi que piquer le cuir à l’équipe de Luis Enrique demande déjà beaucoup d’énergie et puise dans la lucidité…
C'est un mélange entre fierté et regrets.
— Didier Digard, en conférence de presse
La seconde période havraise ? Bien meilleure ! Certes, Kvaratskhelia trouvait le poteau (50e), mais Soumaré, d’une merveille de frappe en pivot, obligeait Safonov à la parade (54e). Les Ciel&Marine se montraient plus tranchants… même si Mory Diaw devait s’employer pour maintenir son équipe à flot : efficace devant Kvaratskhelia (59e) et Mbaye (78e), impressionnant face à Nuno Mendes (66e), notre portier se montrait carrément héroïque à la 79e ! Une faute de Gourna sur Doué, et M. Bollengier désignait le point fatidique. Fatidique, oui, mais pas de non-retour : l’ex-Rennais se présentait pour se faire justice lui-même et Mory Diaw déclenchait les vivats en détournant sa tentative !
 
Comme électrisés par cette performance, les Hacmen repartaient de l’avant ! Alors qu’une reprise acrobatique de Quetant était passée juste au-dessus du cadre (75e), le HAC secouait les Parisiens… Au sens propre comme au figuré : Kechta et Safonov se heurtaient de façon impressionnante (89e), les corners se succédaient, et, sur le dernier, à l’ultime seconde, Ebonog butait sur Safonov (90e + 5). Fin de la partie. Vous avez dit frustration ?...
 

De cette nuit étoilée, le HAC n’est pas ressorti plein aux astres… Paris sera toujours Paris… Cette page tournée, les Ciel&Marine vont poursuivre leur chemin dans cette Ligue 1, la tête haute et l’âme acérée. Avec la certitude d’un bel avenir, d’une ouverture au monde, d’un accès à l’escalier menant vers les 18 appartements de l’élite française. A condition, bien entendu, de conserver la tête et les jambes pour l’emprunter, cet escalier ! Avec un état d’esprit tel que ce soir, le HAC a toute sa vie devant lui… Notre prochain palier vers le maintien ? Brest, ses pirates, et son navire Francis-Le Blé. Ce sera dimanche à 17 h 15.

HAC – Paris Saint-Germain FC : 0-1 (0-1)
24e journée de Ligue 1 McDonald’s
Samedi 28 février 2026
Stade Océane
 
23569 spectateurs
Arbitre : M. Bollengier
 
But : Barcola (37e)
Avertissements : au HAC : Pembele (31e), Doucouré (84e), Ebonog (87e)
 
HAC : Diaw – Pembele (Doucouré, 62e), Zagadou (Samatta, 84e), Seko, Lloris, Zouaoui (Koffi, 62e) – Ebonog, Gourna (Kechta, 84e), Ndiaye – Boufal (Quetant, 71e), Soumaré (cap).
Non entrés : Mpasi, Youte, Mambimbi, Mosengo
Ent. : Didier Digard
 
PSG : Safonov – Hakimi (cap), Zabarnyi, Pacho, L. Hernandez – Dro Fernandez (Nuno Mendes 61e), Vitinha, Zaïre-Emery – Lee (Doué, 61e), Barcola, Kvaratskhelia (Mbaye, 71e).
Non entrés : Chevalier, Marin, Beraldo, Marquinhos, Ramos
Ent. : Luis Enrique

O.D.

Photos : Emmanuel Lelaidier