dim. 03 mai 2026

Lille OSC - HAC : 1-1. De quoi être fiers

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A Lille, le HAC n’a pas connu l’enfer du Nord : plein de courage, de détermination, il rapporte un excellent point et garde une distance de sécurité sur l’AJA.
Un point de plus ! Certes tout aussi précieux que les autres… mais tout de même, sa saveur est particulièrement sucrée… Une friandise, une douceur à déguster lentement, à laisser fondre sur la langue pour l’apprécier totalement. Parce qu’il fallut batailler !
 
Oui, une véritable bataille, avec des joutes, le vent du boulet, et un dernier rempart quasi infranchissable : Mory Diaw. Haraldsson place sa tête (27e) ? Diaw dévie en corner ! Correia allume à bout portant (41e) ? Diaw repousse ! Haraldsson, encore, balance un missile (46e) ? Diaw n’est pas de la chair à canon et démine son camp en déviant le ballon sur son poteau ! Ngoy s’essaie (53e) ? Diaw relève le gant ! Perrin déclenche une volée surpuissante (90e + 3) ? Diaw, encore et toujours, est à la parade ! Diaw, un gagne-point, sauvé par son poteau à la 15e, sur la première tentative de Haraldsson.
 
Diaw… et une équipe à l’esprit hors norme. « Une équipe, un esprit, alors on partage ! », s’amusait Coluche. Pour détourner le sens premier voulu par l’humoriste, ce fighting spirit est incroyable, illustrant le « toujours avancer, ne jamais rien lâcher » clamé sur l’air des lampions par le kop. Oui, époustouflant : de quoi finir perclus de crampes, en sueur, avachis, haletants… mais heureux.
Car pas grand-monde, dans ce stade surchauffé (toit fermé !) et aussi haut en décibels qu’en couleur, ne donnait cher de la peau des Ciel&Marine (en maillot third) au bout de 29 minutes, quand Haraldsson, diablotin au visage d’ange, dans la surface havraise, propulsait le ballon au fond des filets. La normalité. La logique. La loi du plus fort. D’autant que les Nordistes, à ce moment, faisaient presque cavaliers seuls et que les Hacmen jouaient Fort Alamo, ayant toutefois pointé le bout de leur nez par Samatta (10e) et un centre de Zouaoui mettant Özer en difficulté (24e).
 
Toutefois, nous, nous savons. Nous savons que rien n’est jamais achevé avec eux, nos Hacmen lazaréens… Une preuve ? Quatre minutes plus tard, Soumaré décollait et donnait un coup de casque faisant hurler les quelque 350 supporters havrais mis sous filet et exilés tout en haut de cette Decathlon Arena soudain pétrifiée. Issa Soumaré, capitaine du jour, aiguilleur des Ciel&Marine, auteur de son septième but de la saison, venait de conclure un mouvement orchestré par Boufal, relayé par Ebonog puis par Doucouré (1-1, 33e).
On est tellement fiers de ce qu’on voit...On sait que ça va être très dur, mais quand on démontre cet état d’esprit… J’ai vu des attitudes. Je sais que les joueurs ont pris beaucoup de plaisir à défendre et tout donner de la sorte.
— Didier Digard, en conférence de presse
Dès lors, les débats se rééquilibraient quelque peu et le HAC se montrait dangereux via un Samatta véritablement tout puissant, dont la frappe enroulée poussait Özer à la parade (45e). Et même si les Nordistes entamaient pied au plancher la seconde période, les hommes de Didier Digard ne s’en laissaient plus conter (centre de Doucouré pour Soumaré, 48e, enchaînement de corners, tête de Gourna, 72e). Dans une atmosphère devenant irrespirable, entre vociférations du public lillois et temps certes défilant mais pas vraiment au pas de charge, le coach havrais incorporait du sang neuf (Pembele, Kechta, Koffi, puis Youte) faisant battre nos cœurs et nos tempes. Et tous ces soldats de se mettre le cul par terre, de livrer chaque duel comme s’il était le dernier, en un combat à la fois singulier et collectif… Voilà qui aboutissait enfin à ce point dont on se demandait, entre soulagement et attente du résultat de l’AJA face à Angers, si on pourrait le qualifier de final.
 
Ce ne sera pas le cas, les Auxerrois, toujours barragistes, ayant disposé des Angevins en fin d’après-midi (3-1). Cependant, avec quatre points d’avance sur cette 16e place à deux journées de la fin du championnat, le HAC maîtrise toujours la conjugaison de son futur. Alors, on vous donne rendez-vous dès dimanche, à 21 h, au Stade Océane, face à un adversaire à nouveau de haut niveau : l’OM ! Pour, cette fois, sceller ce maintien sans compter sur qui que ce soit. Juste avec notre cœur, notre courage, et notre fierté.
Lille OSC – HAC : 1-1 (1-1)
32e journée de Ligue 1 McDonald’s
Dimanche 3 mai 2026
Decathlon Arena stade Pierre-Mauroy

44378 spectateurs 
Arbitre : M. Paradis
 
Buts : pour Lille : Haraldsson (29e) ; pour le HAC : Soumaré (33e)
Avertissements : à Lille : Meunier (42e), Mandi (59e) ; au HAC : Gourna (5e), Seko (34e), Soumaré (73e)
 
LILLE : Özer – Meunier (Tiago Santos, 85e), Ngoy, Mandi, Perraud (Verdonk, 74e) – André (cap), Bouaddi (Perrin, 85e) – Mukau (E. Mbappé, 66e), Haraldsson, Correia  (Giroud, 74e)– Fernandez Pardo.
Non entrés : Bodart, Alexandro, Mbemba, Sahraoui
Ent. : Bruno Genesio
 
HAC : Diaw – Nego, Seko, Lloris, Zouaoui (Koffi, 75e) – Ebonog, Gourna – Doucouré (Pembele, 64e), Boufal (Kechta, 64e), Soumaré (cap) – Samatta (Youte, 88e).
Non entrés : Mpasi, Mambimbi, Mosengo, Kyeremeh, Beau-Djellel
Ent. : Didier Digard

O.D.

Photos : Emmanuel Lelaidier