sam. 25 avril 2026

Avant HAC - FC Metz : it's money time !

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A quatre journées de la fin du championnat, le HAC reçoit ce dimanche (17 h 15) le FC Metz, dernier du classement et doit renouer avec la victoire pour conserver une distance de sécurité sur ses poursuivants…
C’est étonnant, la relativité du temps… Il se dit qu’elle file vite, cette saison : se profilent déjà la 31e journée et, surtout, l’avant-dernier match à domicile ! Il se dit aussi qu’elle traîne en longueur… surtout vers la fin ! Le problème est que ces mots émanent souvent des mêmes personnes. Car oui, nous voilà à un peu plus de neuf mois de championnat et les forceps sont de sortie.
 
Pourquoi ? Parce que le maintien, bien parti, prend des chemins de traverse pour arriver à notre porte. Même si vous le connaissez sans doute par cœur, penchons-nous un peu vers le classement : après trois nuls consécutifs (contre Auxerre, à Nice, à Angers), le HAC est 14e, avec 30 points, soit une longueur d’avance sur Nice (15e), cinq sur Auxerre (16e et barragiste), dix sur Nantes (17e, premier relégable), et quinze sur Metz (lanterne rouge).
Metz, notre adversaire du jour, est donc bien mal en point(s) et vit une saison cauchemardesque, une catabase peu du goût des supporters lorrains, lesquels clament porter leur croix plus souvent qu’à leur tour. Pourtant, on prendra garde à ces Grenats que plus personne n’attend au tournant puisque l’avis général est qu’ils y vont tout droit… Le piège ? Les sous-estimer. Sincèrement, si vous vous y connaissez un chouïa en football, pensez-vous qu’il faille toiser un joueur comme Gauthier Hein (6 buts, 4 passes décisives) ? Comme Habib Diallo (4 buts) ? Comme le Géorgien Giorgi Tsitaishvili (3 buts, 2 assists) ? Non, bien entendu. Les hommes de Benoît Tavenot (lequel a succédé en janvier à Stéphane Le Mignan) vont tout faire pour retarder l’échéance et freiner le couperet pour finir le championnat la tête le plus haut possible.
Je suis persuadé que les joueurs sont allés au bout d’eux-mêmes dans ce qu’ils peuvent proposer. C’est aux hommes de finir le travail.
— Didier Digard, en conférence de presse
Le HAC, lui, est bien placé pour savoir que rien n’est jamais terminé tant que l’arbitre n’a pas sifflé. C’est pour cela que Didier Digard et ses hommes ne se voient pas encore tirés d’affaire, même s’il est raisonnable de penser que, au pire, ce seront les barrages qu’il faudra franchir. Pas une mince épreuve, cependant un affrontement par lequel les Ciel&Marine sont prêts à passer si nécessaire, eux que, en début de saison, beaucoup voyaient descendre directement, sans même passer par la case départ (et sans recevoir 20000 balles, mais ça, on y est habitués !). Toutefois, on n’en est pas encore là. Renouer avec le succès - lequel nous fuit depuis plus de deux mois et ce fameux exploit face à Toulouse, cette victoire 2 à 1 acquise en jouant à dix depuis la 57e seconde – offrirait encore un peu plus d’air iodé et vivifiant aux Ciel&Marine. Sans Stephan Zagadou (croisés), qui sera absent plusieurs mois, sans Arouna Sangante, suspendu, sans Abdou Touré, en phase de reprise, les Hacmen possèdent néanmoins encore de la ressource.
 
Des ressources humaines, avec un effectif conscient que la tâche reste à accomplir, mais aussi avec un stade qui, là encore, répondra présent. Vingt mille âmes qui pousseront de toutes leurs forces leurs favoris vers la victoire. Histoire de, au rythme de ces saisons marquées par les émotions, figer quelques souvenirs et créer l’intemporel…
 
O.D.
Photos : Emmanuel Lelalidier