sam. 14 mars 2026

Avant HAC - Olympique Lyonnais : pour repartir du bon pied

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Après trois défaites consécutives n’ayant pas entamé son avance sur la zone rouge, le HAC sait que l’objectif maintien n’est pas encore atteint. Et que, dimanche (coup d’envoi à 17 h 15), il doit redresser la tête face à un invité prestigieux : l’OL.
Tout ce qu’on ne comprend pas, on l’attribue au hasard, à la chance, à des forces divines… Vous rappelez-vous la montée de 2023 (oui, forcément !) ? L’attitude de certains de nos adversaires d’alors, invoquant un félin femelle pour justifier nos victoires ? Comme si les trèfles à quatre feuilles poussaient tels du chiendent sur la pelouse du Stade Océane et qu’on croyait à leur pouvoir…
 
Que le HAC soit toujours en Ligue 1 en ce presque printemps 2026 interpelle certains. Auraient-ils l’outrecuidance d’attribuer cela à la chance ? Et le travail, la volonté, la solidarité, l’intelligence de la direction, le soutien des supporters, c’est quoi ? Du pipi de chat (encore !) ? Ce qu’il possède, ce qu’il montre, ses succès, le HAC ne les doit qu’à lui-même. Et bosse chaque jour pour atteindre un troisième maintien consécutif, alors que sur la route se dresse un drôle de phénomène, un adversaire au nom de félidé (décidément…) : Lyon !
L’OL, c’est une histoire à rebondissements. Un adversaire qui a du ressort. Souvenez-vous l’été dernier quand, comme en un mauvais rêve, la DNCG reléguait les Gones en Ligue 2 avant de les repêcher en appel ! Depuis, l’équipe de Paolo Fonseca, à qui beaucoup promettaient l’enfer, sifflote la mélodie du bonheur en enfilant les victoires, aussi bien en Ligue 1 qu’en Ligue Europa. Dans cette dernière compétition, les Lyonnais ont surfé sur la première phase (1ers du classement) et disputent actuellement les huitièmes de finale. En championnat (46 points), ex aequo avec le 3e, l’OM, ils peuvent rattraper leur rêve de qualification en Ligue des Champions, et, capables d’enchaîner 13 succès consécutifs, toutes compétitions confondues (de décembre à février), ne semblent guère atteints par la folle et effrénée succession des matches. Auteurs d’un bon nul au Celta Vigo ce jeudi en compétition européenne, ils disputeront le match retour la semaine prochaine.
 
Ce cumul de rencontres finira-t-il par les atteindre physiquement ? La rumeur laisse à croire que oui. Mais c’est son job, à la rumeur, de colporter le faux, de diffuser l’erreur, de bavarder dans le dos des autres ! Alors non, on n’écoutera pas la doxa nous assurant qu’Endrick (3 buts et 3 passes décisives) en fait trop, que Tolisso (7 buts et une assist) tire la langue, que Iaremtchouk ne tiendra pas la distance… D’autant que Sulc, meilleur buteur des Gones (10 réalisations) et Afonso Moreira (2 buts et 5 passes décisives), si important dans le couloir rhodanien, ne devraient pas tarder à effectuer leur retour, peut-être même dès dimanche. Alors, les supputations sur la fatigue, la lassitude, on les laissera bien à la place qu’elles méritent : à la porte du Stade Océane.
Il faut qu’on se lâche ! Le seul moyen de réussir, c’est de tenter, il faut qu’il y ait plus de prises d’initiatives. Il faut travailler, essayer, forcer les choses jusqu’à réussir.
— Didier Digard, en conférence de presse
Côté havrais, à l’absence malheureusement récurrente d’Abdoulaye Touré, on ajoutera celles de Gautier Lloris, touché aux ischios dimanche dernier à Brest, et de Simon Ebonog, suspendu. En revanche, Timothée Pembele effectuera son retour, peut-être accompagné de Fodé Doucouré et Loïc Nego. Toutefois, quels que soient les acteurs choisis par Didier Digard, leur détermination à mettre fin à cette sale série de trois défaites sera identique. Quatorzièmes du classement (26 points), les Hacmen disposent de sept longueurs d’avance sur l’AJ Auxerre, barragiste, de neuf sur le FC Nantes, premier relégable, et savent qu’il leur faut encore des points pour se mettre à l’abri le plus rapidement possible.
 
Oui, se mettre à l’abri. Car rappelons que l’objectif du HAC est bel et bien le maintien, pas l’Europe ! De ce postulat, la saison semble, jusque-là, plutôt réussie, non ? De par l’écart susnommé avec la zone rouge, de par le jeu proposé. Et les trois récentes défaites ne remettent rien en cause, si ce n’est que le but n’est pas encore atteint, qu’il faudra aller chercher, ensemble, sur le terrain et en tribunes, les quelques points qu’il manque pour sceller ce destin que nous avons entre nos mains, nos pieds, mais aussi nos voix. Car on le sait : contre mauvaise fortune, le HAC fait toujours bons chœurs.
 
O.D.
Photos : Emmanuel Lelaidier